Ituri : À Nia-Nia, la jeunesse de Mambasa se mobilise pour un soutien sans faille aux FARDC
Dans un contexte sécuritaire marqué par une accalmie progressive en territoire de Mambasa, les leaders de la jeunesse intensifient leurs appels à la collaboration avec les forces de défense. Ce mardi 05 mai 2026, depuis le centre de négoce de Nia-Nia, Clément Mapamboli, figure de proue de la jeunesse de Mambasa, a salué l’efficacité des opérations militaires tout en exhortant la population à une vigilance accrue.
Le constat sur le terrain est à l’optimisme. Après une période de fortes turbulences, les localités de Nia-Nia et de Badengaido respirent à nouveau, un changement de climat que Clément Mapamboli attribue directement aux récentes frappes de l’armée congolaise contre les positions ennemies. « Nous voyons que l’armée fait son travail. Les ennemis subissent des frappes et se dispersent de partout », a-t-il affirmé. Cette montée en puissance des FARDC redonne espoir aux habitants qui voient la paix « commencer à revenir ».
Cependant, cette victoire militaire ne peut être durable sans l’implication directe des citoyens. Le message porté aux jeunes des chefferies de Bombo et de Bandaka est clair, la sécurité est l’affaire de tous. Face à la menace, le leader de la jeunesse insiste sur la nécessité de dénoncer tout individu suspect sans céder à la tentation de la justice expéditive. « Qu’ils ne fassent pas la justice populaire. S’ils attrapent quelqu’un, qu’ils l’amènent vite devant les services de sécurité, car ces services savent comment poser des questions pour découvrir beaucoup de secrets », a insisté Clément Mapamboli.
Selon lui, la survie des cellules terroristes dépend souvent de complicités locales qu’il est urgent de briser par une communication rapide avec les autorités. L’appel à la résilience s’adresse également aux nombreux déplacés ayant fui les zones de combats, notamment vers Mambasa centre. Pour Clément Mapamboli, les garanties fournies par le commandement de la 31ème Brigade sont rassurantes. « Le commandant Abdul Karim m’a dit que la population doit être calme parce que toute cette route est sécurisée. Les soldats sont présents partout dans la forêt », a-t-il rapporté pour encourager le retour à la vie normale.
En saluant l’action du Gouverneur de province et des administrateurs territoriaux, la jeunesse de Mambasa réaffirme sa volonté de faire bloc derrière les institutions. Dans cette région meurtrie, la collaboration entre civils et militaires apparaît désormais comme le rempart le plus solide contre l’insécurité, avec l’ambition affichée de voir la paix s’installer définitivement sur toute l’étendue du territoire.
Rahim Jules César
