Irumu : le Colonel Siro Nsimba appelle la jeunesse à briser le cycle de la toxicomanie et des conflits frontaliers
Le chef-lieu du territoire d’Irumu a vibré ce vendredi 8 mai 2026 au rythme de la clôture d’un atelier stratégique consacré à la cohésion sociale et à la lutte contre la toxicomanie. Sous le haut patronage de l’autorité territoriale et avec le soutien de l’organisation ACIAR, cette assise a réuni les forces vives de la jeunesse, incluant les présidents des conseils locaux des chefferies, secteurs et groupements, autour d’un impératif ; la consolidation d’une paix durable.
Prenant la parole, l’administrateur militaire du territoire, le Colonel Siro Nsimba Bunga Jean, a lancé un avertissement ferme contre les manipulations liées aux litiges fonciers qui minent l’unité régionale. « Ça ne sert à rien que vous puissiez vous entre-tuer pour les problèmes de conflits de limites administratives », a-t-il martelé, précisant que ces dossiers sont désormais traités au plus haut niveau de l’état par le vice-premier ministre de l’Intérieur. Pour l’officier supérieur, l’avenir de la province repose sur une jeunesse saine, loin des ravages de la drogue : « Est-ce que vous êtes sûrs d’accompagner l’initiateur du territoire et son président pour la lutte contre la toxicomanie ? ».
Abondant dans le même sens, Jacques Anayey, président du conseil territorial de la Jeunesse d’Irumu, a insisté sur le rôle de « pilier essentiel » que représente la cohésion sociale pour le développement harmonieux du territoire. Face au fléau de la toxicomanie qu’il qualifie de « véritable danger » capable de détruire des vies et de fragiliser les familles, il a appelé à un engagement collectif sans distinction d’ethnie ou de religion. « Nous avons le devoir collectif de renforcer les liens entre les populations », a-t-il déclaré, exhortant les jeunes à offrir des perspectives positives et responsables à leurs pairs. Cette rencontre marque une étape clé dans la sensibilisation des leaders de demain en Ituri.
En couplant la lutte contre les addictions à celle contre les tensions communautaires, les autorités espèrent transformer la jeunesse d’Irumu en un véritable bouclier contre l’instabilité, faisant de la sécurité et de la santé publique les deux faces d’une même pièce pour la reconstruction de la région.
Rédaction
