Ituri : 17 corps abandonnés depuis plus de deux semaines, Protection Plus exige des funérailles dignes

Ituri : 17 corps abandonnés depuis plus de deux semaines, Protection Plus exige des funérailles dignes

Au-delà de l’insécurité qui continue de frapper le territoire de Mambasa, c’est désormais une véritable crise de dignité humaine qui suscite l’indignation. Plus de deux semaines après la découverte, le 23 mai 2026, de dix-sept corps sans vie au village Kidini, dans la cellule Mongalyema, groupement Andifele, en chefferie des Walese-Karo, ces dépouilles n’ont toujours pas été inhumées.

Cette situation, attribuée aux conséquences des attaques menées par les rebelles des ADF, a provoqué la vive réaction de l’Organisation non gouvernementale de défense des droits humains Protection Plus. L’organisation dénonce le retard observé dans la prise en charge des victimes et appelle à une intervention urgente des autorités compétentes.

Pour Protection Plus, l’absence de sépulture prolonge la souffrance des familles endeuillées et accentue le traumatisme collectif d’une population déjà éprouvée par les violences armées.

« Toute personne décédée, quelles que soient les circonstances de sa mort, a droit à une inhumation digne, respectueuse et sécurisée, conformément aux principes fondamentaux des droits humains. Le respect des morts est un devoir fondamental de toute société civilisée », a déclaré Maître John Vuleveryo Musombolwa, responsable de l’organisation à la rédaction de zoominfomambasa.cd

Face à cette situation, Protection Plus demande l’organisation immédiate de funérailles dignes et sécurisées pour les dix-sept victimes. L’ONG appelle également les autorités à assurer la protection des sites concernés afin de préserver l’intégrité des dépouilles.

Tout en condamnant le retard enregistré dans la prise en charge de ces corps, l’organisation plaide pour un renforcement des mesures de sécurité dans le territoire de Mambasa afin de mieux protéger les populations civiles contre les exactions des groupes armés.

Selon Protection Plus, offrir une sépulture digne à ces victimes constitue non seulement une obligation humanitaire et morale, mais aussi un acte essentiel pour préserver la mémoire des disparus, soulager les familles endeuillées et favoriser la cohésion sociale dans une région durement affectée par les conflits armés.

L’organisation estime enfin que la population de Mambasa ne doit pas subir à la fois la violence des groupes armés et l’abandon de ses victimes, soulignant que le respect dû aux morts demeure une valeur fondamentale pour toute société attachée à la dignité humaine.

Rédaction

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