Ituri : à Kabarole, l’ACIAR mobilise les communautés pour cimenter la cohésion sociale

Ituri : à Kabarole, l’ACIAR mobilise les communautés pour cimenter la cohésion sociale

​Dans une province de l’Ituri en quête de stabilité, l’ONGD ACIAR Asbl a franchi une étape significative ce samedi 02 mai 2026 en réunissant les forces vives du groupement Kabarole. Ce « Barza communautaire », ayant rassemblé une cinquantaine de participants issus de toutes les couches sociales, s’est imposé comme un laboratoire de paix destiné à briser les barrières de méfiance.

Financé par l’Union européenne en appui au P-DDRCS et facilité par l’OIM, ce forum d’échange s’inscrit dans le cadre du projet de « Soutien au processus de paix et à la stabilité des territoires de l’Est de la République démocratique du Congo ». Pour les organisateurs, l’enjeu est de taille celui de transformer les velléités de dialogue en actions concrètes pour une sécurité durable dans une zone encore marquée par les stigmates des conflits passés.

​Au cœur des débats, la cartographie des défis sécuritaires a mis en lumière des tensions persistantes, notamment sur l’axe des relations civilo-militaires et la menace constante des groupes armés. Les participants ont unanimement plaidé pour une collaboration plus étroite avec les forces de défense afin de contrer la circulation illicite d’armes à feu, véritable frein au développement local. « La possession illégale d’armes alimente les tensions et ralentit toute initiative de développement.

Il est temps que la paix passe des paroles aux actes », a martelé l’un des intervenants, illustrant l’urgence d’un désarmement effectif sous l’égide du P-DDRCS. Cette volonté manifeste de retour à la normale passe, selon les leaders locaux, par une intensification des sensibilisations communautaires.​L’issue de ces travaux participatifs a permis de formuler des recommandations stratégiques pour l’avenir de Kabarole.

S’exprimant au nom de la communauté, le chef intérimaire Zawadi Abdunuru a insisté sur l’amélioration de la communication entre les partenaires de mise en œuvre et les bénéficiaires pour garantir une réelle appropriation du projet. Parmi les pistes de solutions retenues figurent l’organisation d’échanges directs avec les hauts gradés militaires et la protection rigoureuse des droits des populations.

Les participants exigent notamment le respect mutuel entre les soldats et les autorités locales, ainsi qu’une reconnaissance stricte du statut civil des démobilisés pour faciliter leur réinsertion définitive au sein de la société.

Rédaction

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