Ituri : La SOCIMAG dénonce l’infiltration de la DGRPI par des « personnes indésirables » à Mahagi

Ituri : La SOCIMAG dénonce l’infiltration de la DGRPI par des « personnes indésirables » à Mahagi

​La tension monte en territoire de Mahagi, où la société civile Forces Vives (SOCIMAG) vient de briser le silence sur une situation qu’elle juge alarmante pour la sécurité de la province. Dans une correspondance officielle datée du 8 mai 2026 adressée au Directeur Général de la Direction Générale des Recettes de la Province de l’Ituri (DGRPI), l’organisation exprime son indignation face à l’affectation de recrues issues de groupes armés au sein de la régie financière provinciale.

La SOCIMAG pointe particulièrement du doigt l’intégration récente d’individus provenant de la C.R.P, un groupe ayant semé « terreur et désolation » dans la région. ​L’organisation citoyenne s’inquiète de voir ces anciens miliciens positionnés à des postes névralgiques. Selon le document, ces nouvelles recrues ont été affectées dans des bureaux et guichets stratégiques plutôt qu’au cabinet de la direction pour une surveillance accrue. Pour la SOCIMAG, cette démarche administrative fait planer un risque de sabotage économique majeur, rejoignant les alertes sécuritaires émises par le porte-parole des FARDC en Ituri, le Lieutenant Jules Ngongo.

Ce dernier avait souligné une menace de déstabilisation visant à prendre le contrôle des barrières de péage et des flux de ravitaillement à Mahagi. Au-delà de l’enjeu sécuritaire, la SOCIMAG dénonce un signal désastreux envoyé à la jeunesse iturienne. Elle s’interroge sur la pertinence d’une politique d’embauche qui semble privilégier le parcours des armes au détriment de la légalité. « Ne voyez-vous pas que cette pratique encouragerait les jeunes […] à suivre ce même parcours qui […] estimerait être le moyen le plus facile pour accéder à l’emploi en Ituri ? » s’inquiète la structure, fustigeant une importance accordée aux « antivaleurs au détriment de la jeunesse iturienne docile ».

​Face à ce qu’elle qualifie de projet de déstabilisation, la SOCIMAG se montre déterminée : « Personne ne détruira Mahagi devant nous ». Elle exige le retrait immédiat de ces notifications ou, à défaut, le transfert de ces agents vers la ville de Bunia pour faciliter leur gestion par l’autorité provinciale. Le coordonnateur Innocent Wabekudu Ukungo rappelle que la cohésion sociale et la culture fiscale ne peuvent être garanties si l’administration provinciale notifie des individus au passé trouble à des postes de responsabilité fiscale.

Rédaction

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