Ituri : l’antenne Vodacom d’Enjewa foudroyée, Samuel Boliaka alerte sur le péril sécuritaire

Ituri : l’antenne Vodacom d’Enjewa foudroyée, Samuel Boliaka alerte sur le péril sécuritaire

​Un simple coup de foudre a plongé tout un groupement dans le noir informationnel et l’insécurité la plus totale; depuis le 10 mai 2026, l’antenne de téléphonie mobile Vodacom du village de Mavuvu a été pulvérisée par un orage, coupant brutalement du monde les habitants du groupement Enjewa à Muchacha, dans la chefferie de Bombo (territoire de Mambasa). Cette zone opérationnelle critique d’Ituri demeure sous la menace permanente des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF-Nalu).

Face à ce black-out technologique qui paralyse les alertes de sécurité en temps réel, le président du Parlement des Jeunes de la chefferie de Bombo, monsieur Samuel Boliaka, brise le silence et monte au créneau pour exiger une intervention d’extrême urgence de l’opérateur avant qu’un drame humanitaire ne se produise. ​Cette panne technique intervient en effet dans un contexte sécuritaire extrêmement volatile. Privés de couverture réseau, les habitants se retrouvent désormais dans l’incapacité totale de s’informer ou de donner l’alerte en cas d’incursion rebelle, transformant le téléphone portable, d’ordinaire banal, en un véritable outil de survie collective.

Porte-parole d’une population désemparée et en danger, monsieur Samuel Boliaka a formellement tiré la sonnette d’alarme à travers une déclaration officielle. Le leader de la jeunesse locale exprime son désarroi face à cette dangereuse opacité en expliquant textuellement que la population et lui déplorent qu’il n’y ait plus moyen d’accéder aux informations en temps réel concernant la situation journalière dans cette zone. ​Sans communication, les dynamiques d’alerte précoce qui protègent habituellement les civils face aux attaques des ADF-Nalu sont totalement paralysées, laissant les villages à la merci des assaillants.

Refusant de voir sa communauté abandonnée à son triste sort, le président des jeunes exhorte la société de télécommunication à prendre ses responsabilités sans aucun délai, martelant que c’est pourquoi nous exigeons très rapidement aux responsables du réseau Vodacom de venir régler la situation avant qu’il ne soit trop tard.

​Dans une province de l’Ituri en proie à une guerre asymétrique où la connectivité peut faire la différence entre la vie et la mort, le rétablissement de ce pylône stratégique dépasse largement le cadre d’un simple dépannage commercial ; il s’agit désormais d’un impératif de sécurité publique absolu et d’un devoir d’assistance à des milliers de vies humaines en péril.

Ici, écouter l’extrait de sa déclaration :

Rédaction

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