État de siège : L’Assemblée nationale vote la prorogation et exige désormais un rapport d’évaluation préalable

État de siège : L’Assemblée nationale vote la prorogation et exige désormais un rapport d’évaluation préalable

La plénière de ce lundi 11 mai 2026 à l’Assemblée nationale a été marquée par un double signal envoyé par la représentation nationale : le maintien de l’effort sécuritaire et l’exigence de redevabilité. Sous la présidence de l’honorable Aimé Boji Sangara, les députés nationaux ont adopté le projet de loi portant prorogation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, tout en posant des conditions strictes pour la suite de ce régime d’exception.

​Le texte, présenté par le Ministre d’État à la Justice Guillaume Ngefa, a bénéficié de l’aval des élus, mais non sans un rappel ferme au Gouvernement concernant la transparence des résultats obtenus sur le terrain. Le Président de la Chambre basse a explicitement demandé qu’un « rapport d’évaluation détaillé soit désormais présenté aux élus avant chaque nouvelle demande de prorogation », une mesure destinée à permettre au Parlement de statuer « en toute responsabilité » sur l’efficacité des opérations militaires.

​Cette session a également été l’occasion pour le rapporteur, le professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, de soumettre à l’examen la ratification de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre le terrorisme, adoptée par l’assemblée. Pour renforcer ce contrôle parlementaire, Aimé Boji Sangara a proposé l’organisation imminente d’une séance à huis clos avec les ministres des pôles sécurité et humanitaire.

À travers ces décisions, l’Assemblée nationale réaffirme son rôle de pivot dans le suivi des politiques de défense et de souveraineté, refusant désormais de se limiter à une validation automatique de la mesure sans un bilan technique rigoureux.

Rédaction

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