Biakato sous le choc : activités paralysées et écoles fermées après une nouvelle attaque meurtrière des ADF

Biakato sous le choc : activités paralysées et écoles fermées après une nouvelle attaque meurtrière des ADF

La localité de Biakato, dans le territoire de Mambasa, s’est réveillée dans une atmosphère de ville morte ce jeudi 14 mai 2026. Une nouvelle incursion des rebelles Allied Democratic Forces (ADF), survenue au milieu de la nuit, a plongé la population dans une détresse profonde, entraînant l’arrêt total des activités économiques et la fermeture prolongée des établissements scolaires.

​Tout a basculé vers 23 heures lorsque les assaillants ont investi le quartier Bangole, après une soirée déjà tendue par des tirs isolés attribués à un militaire incontrôlé. Le bilan encore provisoire de cette agression est lourd ; trois civils ont été lâchement tués et trois maisons ont été la proie des flammes. « La population a le sentiment que ses cris d’alarme ne sont pas entendus », fustige Maître John Vuleveryo Musombolwa, défenseur des droits humains pour l’ONGDH Protection Plus.

​Ce matin, le constat est celui d’une cité paralysée. Les quartiers Vatika, Metale, Laliya Kapela et Kanzanza se sont vidés de leurs occupants, fuyant par crainte de nouvelles violences. Les marchés sont restés vides et aucun commerce n’a levé son rideau, illustrant l’ampleur d’un traumatisme qui gèle toute vie sociale. L’impact le plus préoccupant concerne le secteur éducatif.

Depuis le début de cette vague de massacres le 7 mai dernier, les écoles de la place n’ont pas rouvert leurs portes. « L’avenir éducatif des enfants, déjà traumatisés par cette insécurité persistante, est gravement compromis », alerte l’ONGDH. Ce blocage prive des milliers d’élèves de leur droit à l’instruction, ajoutant une crise sociale à la crise sécuritaire. ​

Face à cet abandon, les forces vives de Biakato exigent une réponse « urgente, ferme et efficace » des autorités. Elles appellent à un renforcement immédiat de la protection des civils pour permettre la reprise des activités et, surtout, le retour des enfants sur les bancs de l’école dans un climat de paix enfin retrouvé.

Rédaction

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