Ituri : Après la tuerie de Banana École, la DHPM exige une traque sans relâche contre les ADF à Mambasa

Ituri : Après la tuerie de Banana École, la DHPM exige une traque sans relâche contre les ADF à Mambasa

L’émotion et la colère restent vives dans le territoire de Mambasa après le massacre perpétré par les rebelles des ADF au village de Banana École, situé au point kilométrique 20 de Mambasa-centre sur l’axe Kisangani. Face à cette tragédie qui vient une fois de plus ensanglanter l’Ituri, les réactions de soutien et d’interpellation se multiplient au sein des organisations locales.

​S’exprimant au nom de la DHPM, Monsieur Héritier Pilipili Maduali, Autorité Morale de cette structure, a fermement condamné ce qu’il qualifie de « massacre barbare ». Exprimant sa compassion et sa solidarité envers les victimes et leurs proches, il a tenu à adresser un message clair : « Nous compatissons avec les familles endeuillées et les populations déplacées de Banana, Nia-Nia et Mambasa-Centre. »

​Au-delà des condoléances, la DHPM formule deux demandes urgentes face à la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans la zone. L’organisation appelle d’une part le Gouvernement provincial ainsi que les FARDC à intensifier leurs opérations pour traquer ces criminels sans relâche. D’autre part, elle lance un appel pressant aux acteurs humanitaires pour qu’ils apportent une assistance d’urgence aux milliers de civils contraints de fuir leurs habitations vers Nia-Nia, Mambasa-centre et d’autres agglomérations voisines.

​Cette nouvelle incursions s’inscrit dans un tableau sécuritaire devenu particulièrement sombre pour le territoire de Mambasa, désormais pris en étau par plusieurs foyers de tension. Alors que l’axe Kisangani subit la pression directe et sanglante des ADF, d’autres fronts et tensions communautaires continuent d’alourdir le climat général sur les autres voies d’accès du territoire.

Pour les observateurs locaux, la multiplication des alertes sur plusieurs fronts exige un recentrage urgent des opérations militaires et des dispositifs de prévention pour éviter que Mambasa-centre et ses grandes agglomérations ne se retrouvent totalement asphyxiés.

Rédaction

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