Ituri : Après le massacre de Banana École, la société civile exige une protection urgente des civils

Ituri : Après le massacre de Banana École, la société civile exige une protection urgente des civils

La terreur a une nouvelle fois frappé les habitants du territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Ce vendredi 7 août 2026, vers 19 heures, le paisible village de Banana École, situé au PK 20 de Mambasa-centre, a été le théâtre d’une violence aveugle attribuée aux rebelles des ADF.

Derrière les chiffres « au moins 13 civils tués, des véhicules brûlés et des dizaines de maisons réduites en cendres », ce sont des familles brisées, des destins fauchés et toute une communauté plongée dans l’angoisse de l’avenir. ​Au-delà de la perte tragique de ces vies humaines, l’incertitude pèse lourdement sur les cœurs avec l’enlèvement de plusieurs villageois emmenés vers une destination inconnue.

Dans cette partie de la chefferie des Babila-Babombi, la peur et le traumatisme ont remplacé la quiétude des foyers. Les opérations de secours et d’évaluation restent difficiles, laissant craindre un bilan humain encore plus lourd au fil des heures. ​Face à cette souffrance répétée, la voix des défenseurs des droits humains s’élève pour appeler à une prise de conscience collective et à la sauvegarde des vies.

Réagissant à ce nouveau drame, le facilitateur de l’ONGDH Protection Plus, Maître John Vuleveryo Musombolwa, a lancé un appel vibrant à la responsabilité et à l’empathie : « Nous appelons les services ayant la sécurité dans leurs attributions à s’auto-évaluer sérieusement, à tirer les leçons des échecs constatés et à adapter leurs stratégies. La population de Mambasa ne demande pas des promesses, elle demande une protection réelle et efficace. »

​Pour les acteurs humanitaires et de la consolidation de la paix, restaurer la sécurité implique une action conjointe et proactive. L’organisation exhorte également les forces partenaires, à l’instar de la MONUSCO, à renforcer leur présence préventive sur le terrain afin de protéger les populations vulnérables et d’empêcher que d’autres villages ne basculent dans le chaos.

​Alors que les communautés des groupements Bapongomo et Babombi continuent de faire preuve d’une résilience remarquable face à l’adversité, les acteurs de paix invitent la population locale à la solidarité et à la vigilance, tout en exigeant des autorités un engagement ferme pour que la vie et la dignité humaine soient enfin remises au cœur des priorités.

Rédaction

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