Ituri : Face au défi de Makwangi, le sursaut collectif pour la vie et la paix s’organise à Mambasa
Une nouvelle épreuve sécuritaire fragilise la recherche de la paix dans le territoire de Mambasa, rappelant l’urgence absolue d’une protection renforcée des populations civiles. Dans la nuit du samedi au dimanche 7 juin 2026, une incursion attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a touché le village de Makwangi, dans le groupement Bayaku (chefferie des Babila-Bakwanga), coûtant la vie à un habitant et à un militaire engagé pour la défense de la patrie.
Alors que l’on déplore également l’enlèvement de quatre personnes, dont trois femmes, et d’importants dégâts matériels, cet événement douloureux met en exergue non pas une fatalité, mais la nécessité d’unir les efforts des forces de sécurité et des communautés pour briser définitivement le cycle des violences et préserver le droit sacré à la vie. Face à cette souffrance qui affecte la communauté, l’organisation non gouvernementale des droits de l’homme Protection Plus a choisi d’agir, non pas pour attiser les rancœurs, mais pour catalyser des solutions constructives axées sur la sacralité de l’existence.
Par la voix de son facilitateur, Maître John Vuleveryo Musombolwa, l’organisation condamne ces « crimes répétés contre des innocents » qui fragilisent le tissu social, tout en orientant le débat vers la responsabilité collective de rebâtir la cohésion en Ituri. Pour ce défenseur des droits humains, chaque drame doit être le point de départ d’une remobilisation pour la vie, où la protection des populations civiles devient la priorité absolue et convergente de tous les acteurs. L’analyse de la situation à Makwangi s’inscrit ainsi comme un appel à la prévention et à la concertation, au moment stratégique où la province se prépare à une transition institutionnelle à sa tête.
L’ONGDH Protection Plus invite à dépasser le simple constat des pertes pour co-construire des réponses durables, plaidant pour « l’éradication totale et urgente du phénomène ADF dans la zone de Mambasa et ses environs ». Loin de tout discours de résignation, Maître John Vuleveryo Musombolwa encourage Kinshasa et le commandement des forces de défense à « renforcer immédiatement les opérations de protection des civils et de sécurisation du territoire », privilégiant une approche proactive et un dialogue civilo-militaire renforcé pour devancer les menaces.
Dans cette optique de reconstruction et de résilience, l’accent est mis sur la préservation des moyens de subsistance et l’importance d’instaurer un climat de confiance réciproque. Le pillage des commerces et les enlèvements sont présentés comme des défis structurels majeurs à relever pour permettre à la communauté de retrouver son autonomie et sa dignité. « La population ne peut plus continuer à vivre dans la peur, les enlèvements et les massacres ; il est temps d’agir avec fermeté et efficacité », insiste le facilitateur.
Cet appel de Mambasa résonne comme une invitation globale à transformer la douleur en une action constructive, rappelant que restaurer la sécurité est le premier jalon indispensable pour sauvegarder les vies humaines et jeter les bases d’une concorde durable.
Rédaction
