Mambasa : l’autorité policière suspend la LUCHA, le mouvement citoyen appelle au dialogue

Mambasa : l’autorité policière suspend la LUCHA, le mouvement citoyen appelle au dialogue

​Le territoire de Mambasa, situé dans la province de l’Ituri, traverse une zone de turbulences institutionnelles qui appelle à la retenue et au sens des responsabilités de chaque acteur. Par une décision officielle prise le 17 juin 2026, l’administrateur du territoire, le commissaire supérieur principal Matadi Muyapandi Jean-Baptiste, a ordonné la suspension préventive des activités du mouvement citoyen LUCHA (Lutte pour le Changement).

​Cette mesure d’urgence a été motivée par l’appel à une journée « ville morte » le 18 juin 2026 pour protester contre la dégradation des routes et l’effondrement du pont Ituri II. Une initiative assortie d’un mot d’ordre de non-paiement de la TVA, perçu par l’autorité comme une incitation à l’incivisme fiscal susceptible de troubler l’ordre public. L’administration policière a également fait état de tensions croissantes, évoquant le mécontentement de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et des risques de rupture de la cohésion communautaire dans une région qui a plus que jamais besoin d’unité.

​Face à cette mesure de rigueur, la LUCHA-RDC a choisi la voie de la modération et du droit pour exprimer son désaccord, évitant soigneusement d’alimenter une confrontation stérile. Dans un communiqué publié le 19 juin 2026, la cellule de communication du mouvement a formellement contesté les griefs portés contre ses militants, tout en lançant un vibrant appel « au calme, à la retenue et à la vigilance » à l’attention de la population de Mambasa. Soucieuse de préserver le climat social, l’organisation a rappelé son attachement indéfectible aux principes de l’État de droit et à la non-violence, soulignant que « nul n’est tenu d’exécuter un ordre manifestement illégal » selon l’article 28 de la Constitution.

​Loin de rompre les ponts, le mouvement citoyen insiste sur le fait que « le dialogue, le respect mutuel, la tolérance et l’observation stricte des lois de la République constituent les meilleurs moyens de préserver la paix sociale ». Cette crise, bien que complexe, met en lumière la nécessité pressante pour l’autorité policière et la société civile de s’asseoir à la même table afin de concilier les exigences légitimes de sécurité publique et l’exercice des libertés citoyennes dans l’intérêt supérieur de la communauté de Mambasa.

Rédaction

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