Mambasa : Le mouvement LUCHA annonce une journée « ville morte » ce jeudi contre la vie chère et l’insécurité

Mambasa : Le mouvement LUCHA annonce une journée « ville morte » ce jeudi contre la vie chère et l’insécurité

Le climat social et sécuritaire s’alourdit en province de l’Ituri. Dans une correspondance adressée à l’autorité territoriale, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), section de Mambasa, a formellement notifié son intention de paralyser les activités socio-économiques ce jeudi 18 juin 2026. Cette action de protestation, décrétée sur toute l’étendue du territoire, se veut un signal d’alarme face à la détresse grandissante des populations locales.

​Les griefs formulés par les militants dénotent une crise multisectorielle qui asphyxie la région. Entre l’application d’une Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) jugée punitive dans ce contexte de précarité, l’effondrement critique du pont Ituri 2 sur l’axe Mambasa-Makeke sur la RN44 et le délabrement avancé des axes routiers, la libre circulation des personnes et des biens est devenue un calvaire quotidien. À cette précarité économique s’ajoute une menace existentielle ; la dégradation continue de la situation sécuritaire qui endeuille régulièrement les localités de ce vaste territoire.

​Dans une démarche républicaine et constructive, les organisateurs ont tenu à inscrire leur démarche dans le strict cadre légal, se référant explicitement à la loi fondamentale du pays. « Conformément à l’article 26 de la Constitution de la République Démocratique du Congo garantissant la liberté de manifestation pacifique, le mouvement citoyen LUCHA Mambasa a l’honneur de porter à votre connaissance l’organisation d’une journée « ville morte » », écrit la cellule de communication du mouvement.

​Loin d’une logique de confrontation, cette démarche se veut un appel au dialogue social et à la responsabilité collective. Les activistes misent sur la collaboration avec les institutions pour éviter tout débordement et préserver la concorde civile. À cet effet, ils ont sollicité « l’accompagnement des services afin de garantir le bon déroulement pacifique de cette activité, conformément aux lois de la République », tout en réaffirmant leur « attachement aux principes de non-violence, au respect de l’ordre public et aux valeurs démocratiques ».

​L’autorité territoriale, ainsi que les responsables locaux de la Police Nationale Congolaise et des services de sécurité, ont été officiellement saisis afin de prendre les dispositions nécessaires. Reste désormais à savoir comment la population répondra à ce mot d’ordre, dans une région où l’aspiration à la paix et à la dignité économique demeure le principal dénominateur commun.

Rédaction

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