Mambasa : Oscar Kamate s’indigne après l’écroulement du stade Mirindi

Mambasa : Oscar Kamate s’indigne après l’écroulement du stade Mirindi

​L’effondrement d’une partie de la clôture du stade Mirindi, survenu ce dimanche 26 avril à Mambasa, ne finit pas de susciter des remous. Alors que les défaillances techniques de l’ouvrage sautent aux yeux, la voix de la société civile s’élève pour dénoncer une gestion opaque et un manque criant de rigueur.

Pour Oscar Kamate, militant du mouvement citoyen LUCHA à Mambasa, cet incident est avant tout le symbole d’un manque de volonté politique. ​« Je pense qu’il n’y a pas eu de bonne volonté manifeste pour faire la réhabilitation de ce stade. C’est ce qui fait que nous puissions toujours déplorer ce dossier », a-t-il lâché avec amertume au micro de la presse locale. Le constat sur le terrain est accablant, des pans entiers de murs au sol, révélant une construction fragile qui n’a pas su résister aux premières intempéries.

Pour le militant, il s’agit d’un investissement qui risque de s’évaporer si des mesures radicales ne sont pas prises immédiatement.
​L’urgence est désormais de sauver ce qui peut encore l’être et de repartir sur des bases solides. « Il faut que d’autres personnes ayant des fonds reprennent ce dossier immédiatement pour savoir comment le stade sera construit, car là, il commence déjà à s’écrouler », s’alarme Oscar Kamate. Il craint une perte totale des ressources déjà engagées : « Tout ce qui a été fait risque de mourir pour rien ».

​Au-delà de la pierre et du ciment, c’est l’avenir de la jeunesse de Mambasa qui est en jeu. Dans un territoire où les espaces de divertissement sains sont rares, le stade Mirindi représente un poumon social essentiel. « La jeunesse reste au terrain et le football est l’une des choses qui peut aider les gens à se déstresser », rappelle le militant de la LUCHA. Pour lui, l’échec de ce chantier est un coup direct porté à l’épanouissement des jeunes locaux.

​En attendant une réaction officielle des autorités ou une reprise en main du chantier par des partenaires plus rigoureux, l’image de ces murs effondrés reste, pour la population de Mambasa, le triste reflet d’un projet qui semble aujourd’hui battre de l’aile.

Rahim Jules César

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