Irumu : Un souffle nouveau pour la résolution des conflits à Komanda
Le dialogue et la compétence technique s’invitent au cœur de la gouvernance locale en territoire d’Irumu. Ce mardi 28 avril, la cité de Komanda, chef-lieu de la chefferie des Basili, est devenue le point de ralliement des membres de la Commission Consultative du Règlement des Conflits Coutumiers, Communautaires et Intercommunautaires (CCR3C).
Soutenue par le Centre de Résolution de Conflits (CRC) à travers le projet « Tumikia Amani », cette initiative de deux jours vise à doter les autorités traditionnelles d’outils modernes et stratégiques pour restaurer une harmonie durable dans la région. Le CRC réaffirme ainsi son rôle de pilier dans l’architecture de la paix en province. Pour Urbain Nobirabo, chef du projet Tumikia Amani, cette démarche s’inscrit dans une vision de synergie avec les autorités en place : « Le CRC est toujours aux côtés de l’administration du territoire pour les appuis techniques et stratégiques avec l’unique objectif de restaurer la paix dans le territoire d’Irumu ».
Avant cette phase de formation, l’organisation avait déjà œuvré à la revitalisation des structures locales dans les douze entités territoriales, faisant d’Irumu un laboratoire de cohésion sociale pour le reste de la République Démocratique du Congo. « Nous allons demander une seule chose : de capitaliser tout ce qu’on va nous montrer aujourd’hui en termes d’enseignements et d’expériences, afin que la nouvelle configuration de la CCR3C puisse être un modèle à travers la RDC », a-t-il ajouté avec optimisme.
Prenant la parole pour l’ouverture officielle, l’administrateur militaire du territoire d’Irumu a insisté sur la responsabilité historique des chefs coutumiers dans la prévention des crises. Pour lui, la maîtrise des notions juridiques et coutumières est le seul rempart contre l’instabilité : « Je vous exhorte donc à suivre attentivement toutes les notions qui seront développées par les experts en matière coutumière, afin de dissiper tout malentendu et poser toutes les questions possibles pour éviter les confusions dans l’avenir ».
L’autorité territoriale attend des participants une transformation profonde de leur mode opératoire. « J’attends de vous des coutumiers renforcés, capables de trancher en toute impartialité les conflits coutumiers, communautaires et intercommunautaires », a-t-il souligné, tout en saluant l’accompagnement du CRC dans la médiation et la cohésion sociale.
Alors que les travaux se poursuivent, l’enjeu est de taille : transformer ces enseignements en actes concrets sur le terrain pour que la coutume ne soit plus une source de division, mais le socle d’une paix retrouvée.
Rédaction
