Menace sécuritaire à Mambasa : le coordonnateur territorial de la société civile exige la « non-reconnaissance » du nouveau groupe armé GVAD
Un nouveau péril sécuritaire plane sur le territoire de Mambasa, où la naissance clandestine d’une faction rebelle baptisée le Groupe des volontaires pour l’autodéfense (GVAD) menace de replonger la région dans le chaos. Ce samedi 30 mai, lors d’un entretien exclusif accordé à zoominfomambasa.cd, Monsieur Mungeni Yuma Imurani, coordonnateur territorial de la société civile Forces Vives, a sonné l’alarme face aux velléités d’implantation de ce mouvement, déjà signalé avec insistance dans les chefferies de Babila Bakwanza, de Walese Karo et de Walese Vonkutu.
Face à cette poudrière naissante, le leader associatif exhorte l’État à opposer un refus catégorique à l’existence de cette structure et à engager des mesures de coercition immédiates avant que l’irréparable ne se produise. L’organisation citoyenne refuse de voir s’installer une nouvelle source d’instabilité et en appelle à la responsabilité des institutions judiciaires et militaires. « C’est pourquoi nous appelons les autorités à la non-reconnaissance de ce groupe et à identifier et bien localiser ses membres dans le but de les interpeller à la justice pour leur neutralisation », a martelé avec gravité le coordonnateur territorial.
Cette exigence de fermeté traduit le refus profond des administrés de voir une énième faction s’arroger un droit de violence, compromettant ainsi les efforts de pacification péniblement entrepris dans la province. La prolifération de ces groupes, qu’ils soient d’origine locale ou étrangère, maintient en effet les habitants de Mambasa dans une insécurité chronique. Monsieur Mungeni Yuma Imurani a rappelé que la « population de Mambasa souffre par la présence de plusieurs groupes armés locaux et étrangers », car la dissémination des armes à feu représente un « danger permanent » pour les civils.
Cette criminalité ambiante se traduit par un cortège de drames humains incessants, marqués par des « tueries de personnes, kidnappings, incendie de maisons, tracasseries et le déplacement forcé de la paisible population », transformant le quotidien des communautés en un théâtre de privations et de douleurs.
Dans ce contexte lourd, l’action récente des services de sécurité apporte un motif de soulagement et démontre l’efficacité d’une réponse institutionnelle coordonnée.
Le coordonnateur territorial a tenu à féliciter chaleureusement « le membre de comité de sécurité pour avoir mis la main à un de membres de ce nouveau groupe armé » alors qu’il s’était introduit dans la cité pour déposer des lettres de provocation dans différents bureaux administratifs. Cet acte de fermeté administrative conforte les attentes de la population, qui formule désormais le vœu ardent « que la justice soit faite » pour décourager définitivement toute tentative d’insurrection.
Rédaction
