« Makumo transformé en abattoir humain » : L’ONGDH Protection Plus hausse le ton et dénonce à son tour l’abandon de Mambasa
L’indignation gagne en intensité après le nouveau carnage ayant ensanglanté le centre de Makumo, en chefferie des Babila-Babombi, ce dimanche 10 mai 2026. L’organisation non gouvernementale de défense des droits humains (ONGDH) Protection Plus vient rallonger la liste des voix qui s’élèvent pour dénoncer une faillite sécuritaire devenue insupportable.
Par la voix de son facilitateur, Maître John Vuleveryo Musombolwa, l’organisation livre un réquisitoire cinglant : « Le centre de Makumo a été transformé en véritable abattoir humain par les terroristes ADF », fustige-t-il, après la découverte de neuf civils sauvagement tués et de cinq maisons incendiées. Cette incursion sanglante survient dans un climat de tension extrême, intervenant seulement après les tragiques événements de Biakato, confirmant la dérive sécuritaire sur l’axe RN44.
Pour Protection Plus, ce massacre n’est que la répétition d’un cycle macabre facilité par l’absence de protection. « Le plus révoltant dans cette tragédie est qu’aucune réponse militaire n’a été observée au moment de l’attaque. Pendant que la population se faisait massacrer, aucune intervention capable de protéger les habitants n’a été signalée », s’indigne Maître John Vuleveryo. L’ONGDH rejoint ainsi la colère déjà exprimée par d’autres acteurs locaux, pointant du doigt un abandon manifeste des civils face à la barbarie.
Le défenseur des droits humains s’interroge sur l’indifférence qui entoure ces tueries répétitives : « Combien de vies faudra-t-il encore perdre avant que des mesures sérieuses soient prises pour sécuriser Mambasa ? ». Pour l’organisation, le fait que des femmes et des enfants soient ainsi sacrifiés sans la moindre riposte des forces de défense constitue une situation inacceptable qui exige des comptes immédiats.
Face à ce qu’elle qualifie d’abandon total, Protection Plus lance un appel d’urgence au gouvernement congolais et aux FARDC pour une action militaire d’envergure. Refusant de voir Makumo s’enfoncer davantage dans le deuil, l’organisation conclut par un cri de ralliement qui symbolise l’exaspération de toute une région : « Trop c’est trop. Mambasa saigne, Makumo pleure, et le peuple réclame protection et justice ».
Rédaction
