Mambasa : Le comité local de sécurité acte le retour de la MONUSCO malgré le refus catégorique de la LUCHA
Le comité local de sécurité du territoire de Mambasa a officiellement annoncé le déploiement prochain de la MONUSCO pour renforcer les opérations militaires contre les rebelles ADF. Réunis en session élargie le mardi 12 mai 2026 dans la salle polyvalente de la cité Binase, les responsables civils, militaires et coutumiers ont validé cet appui afin de pallier les défis logistiques des forces armées nationales.
Le commissaire supérieur principal Matadi Muyapandi Jean-Baptiste, administrateur policier du territoire, a précisé que « la population est favorable à cette arrivée » et espère qu’avec ce renfort, « le calme sera absolu sur tout l’ensemble du territoire ». Au cours des échanges, le chef de la chefferie de Mambasa, Tahero Assumani Tito, a reconnu que les FARDC sont actuellement « limitées par rapport à certains matériels » et nécessitent l’appui de partenaires pour sécuriser les zones de Mambasa, Bombo et l’ensemble des chefferies.
Il a souligné que « la route est déjà dégagée » pour accueillir les casques bleus, tout en invitant la population à rejeter les sentiments hostiles, car on ne peut pas « juger la MONUSCO avant d’avoir vu ce qu’elle va nous apporter » sur le terrain. L’administrateur policier a d’ailleurs clarifié la stratégie opérationnelle en martelant que « la section civile de la MONUSCO ne peut pas précéder la MONUSCO militaire ».
Cette annonce officielle se heurte néanmoins à une résistance farouche de la LUCHA, section de Mambasa, qui reste « catégorique » dans son opposition. Le mouvement citoyen dénonce l’inaction historique de la force onusienne qui, selon lui, a « montré sa limite d’observer les tueries de civils » par les terroristes du M23 et les ADF-Nalu sans intervenir.
Alors que le comité local de sécurité appelle à être « de commun accord avec les autorités » pour stabiliser la région, la LUCHA poursuit sa pétition et réclame un meeting populaire, affirmant que « les premiers bénéficiaires de cette force onusienne sont les autorités et non le peuple congolais ».
Rédaction
